16.04.2008

Uchronie

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Le terme Uchronie est composé du grec U et Chronos signifiant respectivement non et temps et pouvant se traduire par "un temps qui n'existe pas". Ce terme fut inventé par Charles Renouvier en 1857 qui le présente comme une utopie dans l'Histoire ou une histoire apocryphe.

On distingue deux  sortes d’uchronie. Il y a celle que l’on nomme histoire alternative . Cette forme-ci désigne un récit où l’Histoire a été réécrite à partir d’un fait plus ou moins historique. Le roman phare de Philip K.Dick, Le maître du haut château (1961), en est un parfait exemple. L’auteur américain imagine les pays de l’axe gagnant la seconde guerre mondiale et mit en scène un monde qui, heureusement, n’existe pas. L’histoire se déroule aux Etats-Unis occupés pour moitié par les allemands et pour moitié par les japonais.

L’autre uchronie rassemble des œuvres qui décrivent soit des voyages temporels soit des mondes parallèles. Quelques fois, les deux formes d’uchronie sont utilisées. Il en va du roman de Sarban : Le son du cor (1952). Dans ce récit, un homme raconte à ses amis, un soir de 1949, comment, au début de la guerre, il réussit à s’évader du camps allemand où il était prisonnier pour se retrouver… en l’an 102 du Premier Millénaire Germanique, dans un univers futur où les nazis ont triomphé.

L’uchronie peut toucher à tous les autres genres de la SF : Fantasy, Steampunk, Cyberpunk…, car elle permet toutes les variantes possibles quant au déroulement de l’Histoire.

 

11.04.2008

Le jeu de Cuses

9782841724161.jpgJeschke, Wolfgang

Le jeu de Cuses

Atalante

Traduit de l'allemand par C. Stange-Fayos

Anticipation

Uchronie


Europe, 2052 : après la grande catastrophe nucléaire de Cattenom, la question de la survie se pose. Les scientifiques et un mystérieux institut du Vatican cherchent fiévreusement une solution. Une hypothèse semble se confirmer de plusen plus : le moyen de sauver le monde pourrait se trouver dans le passé.

C'est ainsi que la jeune botaniste Domenica Ligrina est recrutée à Rome pour un projet secret de voyage dans le temps. Sa mission : se rendre dans l'Allemagne du xve siècle afin de récolter les plantes et semences nécessaires à la recréation de l'écosphère dans les zones contaminées par la radioactivité. Le cosmos mystique du Moyen Âge attire Domenica, qui plonge à corps perdu dans cette époque lointaine ; une époque dont les cercles labyrinthiques sont néanmoins difficilement accessibles. Sa mission menace d'échouer. À Cologne, Domenica est accusée de sorcellerie et arrêtée. Elle concentre alors tous ses espoirs sur le cardinal Nicolas de Cuse. Lui seul, influent réformateur de l'Église et promoteur des sciences naturelles, pourrait lui éviter le bûcher. Domenica parviendra-t-elle à nouer contact avec lui ? Pourra-t-elle finalement rentrer dans son monde ?

Les murailles de Jéricho

9782221105320.jpgWhittemore, Edward

Le quatuor de Jerusalem T.4 : Les murailles de Jéricho

Ailleurs & Demain

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Daniel Brèque

Uchronie

1956. Né en Irak, soldat israélien, Yossi est déclaré mort lors de la guerre du Sinaï. Après un détour par l’Argentine, il réapparaît à Damas, sous le nom de Halim. Homme d’affaires habile, il s’introduit dans les hautes sphères de la Syrie et devient le Coureur, agent stratégique du Mossad, le service secret israélien.
De la création de l’OLP et du Fatah à Septembre noir, des attentats de Munich à la guerre du Kippour, dans une atmosphère de mystère et d’angoisse, l’aventure de Yossi/Halim s’inspire de celle d’Elie Cohen, agent du Mossad dont les renseignements changèrent le cours de la guerre des Six-Jours en 1967.
Sorti de Yale, nid d’espions, infiltré par la CIA au Moyen-Orient, Whittemore a écrit un roman d’espionnage qui surpasse les intrigues les plus audacieuses d’un John Le Carré. Mais son livre tient aussi du conte érudit et de la fable historique tant cet auteur est irréductible à un genre.
À travers les tourments du Coureur, qui ne sait plus s’il est un Israélien espionnant la Syrie ou un espion syrien, se dégage une ultime conviction : il est un « Oriental » que ses racines lient irrévocablement à un désert disputé et inspiré.
Whittemore salue l’histoire d’un rêve : celui, sur cette terre pétrie de sang et de symboles, d’une société apaisée, multiculturelle et multi confessionnelle ; un rêve pareil à la Ville sainte, l’inaccessible.
Ce quatrième volet du Quatuor peut se lire indépendamment des précédents, Le Codex du Sinaï, Jérusalem au poker et Ombres sur le Nil. L’ensemble constitue un chef-d’œuvre de la littérature contemporaine salué par la critique internationale.
Jean-Daniel Brèque a obtenu le prix Jacques-Chambon pour sa traduction du Quatuor de Jérusalem.

10.04.2008

Le Codex du Sinaï

1325307567.jpgWhittemore, Edward

Le quatuor de Jerusalem T.1 : Le Codex du Sinaï

Ailleurs & Demain
Robert Laffont
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Daniel Brèque

Uchronie

Mélange épicé de roman d’espionnage et de conte des Mille et Une Nuits, d’histoire secrète et de spéculation échevelée, Le Codex du Sinaï, premier volet d’une série de quatre romans, est l’oeuvre d’un écrivain hors normes, Edward Whittemore (1933-1995), ancien agent de la CIA et globe-trotter, qui a fait de Jérusalem sa terre d’élection.
L’intrigue du Codex du Sinaï serait impossible à raconter: explications du monde farfelues, complots invraisemblables et personnages plus extravagants que l’imagination même. On apprendra ici qui a réellement écrit la Bible; on découvrira, caché en haut de la grande pyramide de Chéops, le studio où se joue, depuis la nuit des temps, le sort du monde; on assistera à la bataille de Crimée; on voyagera des étendues désertes du Moyen-Orient aux fastes de l’Empire Ottoman, accompagnant dans leurs péripéties l’anachorète albanais Skandeberg Wallenstein, le lord Plantagenêt Strongbow ou encore l’adolescent irlandais Joe O’Sullivan Beare…
Certains romans paraissent destinés aux lecteurs de science-fiction bien qu’ils ne relèvent apparemment pas de ce genre. C’est qu’ils donnent du monde une vision décalée, ironique. Ils affirment que la vérité est ailleurs, sans jamais cesser de se présenter comme de la fiction. C’est un domaine dans lequel ont excellé des écrivains aussi célèbres que Vladimir Nabokov ou Umberto Eco et, plus près de nous, que Neal Stephenson dans son cycle du Cryptonomicon ou Theodore Roszak dans La Conspiration des ténèbres. Le Quatuor de Jérusalem appartient à cette étrange et séduisante cohorte.