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16.04.2008

Cyberpunk

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Ce néologisme apparu dans les années 80, au moment des grandes avancées informatiques est composé de deux termes : cyber et punk.

 

Cyber pour cybernétique dont l’origine est kubernêtikê en grec, que Platon utilisait pour désigner le pilotage d’un navire, dans un sens dérivé, l’art de gouverner les hommes, notamment grâce aux nouvelles technologies.

Punk, signifiant sans valeur, se rapporte au mouvement culturel apparu dans la fin des années 70 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, porteur d’une volonté anarchiste.

Le monde décrit dans un roman Cyberpunk est un monde ultra-technologique avec une informatisation à outrance. La cybernétique est devenue monnaie courante et chacun, par le biais de drogues ou de nanotechnologies peut à tout instant se brancher, via des implants neuronales, sur le cyberspace, un vaste réseau de réalité virtuelle.

 

Ce monde est dominé non plus par les gouvernements, mais par de grandes multinationales qui utilisent l’informatique, notamment les IA (Intelligences Artificielles), pour mieux asseoir leur dominance. Des pirates informatiques ou hackers se battent contre le totalitarisme technocratique de cette société et surtout de ses grandes institutions. Bien avant Matrix des frères Wachowski, le film de Ridley Scott adapté du livre de Philip K. Dick Blade Runner donne une bonne idée de l’ambiance de ce monde : un décor de mégalopole surpeuplé, très cosmopolite, sombre et pollué.cyberpunk_hacker_by_mercikos.jpg

Le mot cyberpunk a aussitôt été revendiqué, non seulement par les pirates, hackers, crackers mais aussi par certaines mouvances artistiques déjà orientées vers les nouvelles technologies vers la fin des années 70. Ces derniers revendiquent ou exploitent une forme d'expression dont les archétypes tournent autour des nouvelles technologies voire des mutations qu'elles entraînent pour nous et pour la société, jouant avec les notions de réseau, de biomécanismes, de body-art, de robotique…

Les auteurs précurseurs du genre sont Philip K. Dick, Daniel Galouye, John Brunner ou Michel Jeury.
Mais le cyber-punk apparait vraiment dans les années 80 avec William Gibson, surnommé le pape du cyberpunk, chef de file de la premiére génération du genre cyberpunk avec son roman culte Neuromancien. Plus tard, le brillant Bruce Sterling sera décrété comme chef de file de la seconde génération d'auteurs, ayant même eu la charge notamment, de diriger une anthologie censée représenter le genre : Mozart en verres miroirs, faite en collaboration avec Gibson.

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