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15.04.2008
La High fantasy

par des aventures se déroulant dans un pays de magie où vivent des créatures magiques et des peuples humanoïdes très divers : elfes, nains, hobbits, gobelins, orques, géants, farfadets… Dans un monde sans âge, une grande partie de ces peuples vivent en paix et en harmonie avec la nature qui les entoure et utilisent parcimonieusement les énergies douces et leur magie blanche.
Ce genre affectionne les longs cycles qui permettent de dépeindre, avec minutie, des mondes à l'aide de cartes voire au besoin d'arbres généalogiques. Une prophétie sert assez souvent de mécanisme narratif. Le récit à recours à un grand nombre de personnages et d'intrigues secondaires. Le héros appartient à une communauté dont il devient le champion, soit en menant une quête initiatique pour devenir magicien comme on le retrouve dans, soit en conduisant une guerre contre les forces de la magie noire, soit en restaurant l'ordre du monde. La quête initiatique d'un jeune garçon promis à un grand destin - ou dont l'ascendance prestigieuse sera révélée - est un grand classique, et il se voit le plus souvent entouré par un groupe de personnages aux compétences complémentaires et aux caractères bien tranchés (le rusé, le sage, le guerrier,… ). Un autre cycle marquant de la High Fantasy est celui de l’américain Feist, Les Chroniques de Krondor débutant en 1982. Ce cycle connaît une gloire internationale… sauf en France. Peu de temps après, Tad Williams fit paraître un autre excellent cycle, L’Arcane des épées et Eddings débuta sa Trilogie des Joyaux.
Le principal thème de la High Fantasy reste la lutte du Bien contre le Mal, ce dernier finissant toujours par être vaincu, aussi puissant qu'il puisse paraître au début. La victoire du bien et de la lumière n'empêche cependant pas les personnages d'être variés ni les rapports humains d'être riches et complexes. Ce combat est traité avec un certain manichéisme dans sa représentation de la lutte du Bien contre le Mal, et contrairement à l'Heroic Fantasy qui se concentre sur les scènes de combat, la High Fantasy établie une atmosphère plus féerique. Le combat contre le mal prend la forme de la quête initiatique du personnage principal et l'histoire se place le plus souvent au niveau des dynasties régnantes - dont le jeune héros fait le plus souvent parti en fin de compte, ou, en tous cas, évoluant au sein de cet univers. Les mariages dynastiques sont l'occasion de sceller des amitiés et/ou régler certains problèmes.

Le mythe du roi Arthur est aussi une grande source d'inspiration des récits de High Fantasy. C'est probablement le thème le plus connu du grand public.(La trilogie des elfes de Fetjaine -1998). Les livres traitant du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde se situent à la frontière du roman historique classique et souffrent moins de l'étiquette Fantasy, étiquette qui a été souvent synonyme de sous littérature.
Aujourd’hui, la High Fantasy sort de ses habitudes scandinaves et emprunte volontiers aux autres mythes ou civilisations légendaires. Le Japon ancien a inspiré Thomas Day pour son excellent La voie du sabre (2002). Guy Gavriel Kay écrivit les Lions d’Al-Rassan (1998), puisant dans l’épopée arabo-andalouse du Moyen-âge. John Crowley dans Aegypt (1996) utilisa la mythologie égyptienne. Lindholm Megan ancra son ouvrage Le peuple des rennes (2004) à l’époque préhistorique…
Dunsany a donc inspiré la High Fantasy. Quant à Lovecraft, il initia, par son approche du fantastique et surtout de l’horreur un mouvement qui fera contrepoids, la Dark Fantasy, avec un texte majeur de la SF, Le mythe de Chtulu (1919).
18:40 Publié dans High Fantasy | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : high fantasy





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